TEXTE AMERINDIEN

« Cela ne m’intéresse pas de savoir quel est ton métier.
Ce que je veux savoir, c’est ce qui te tient à coeur,
et si tu oses rêver accomplir tes désirs,
si tu es prêt à paraitre fou par amour ou pour tes rêves,
pour l’aventure d’être vivant.
Je veux savoir si tu as touché le coeur de la tristesse,
si tu t’es ouvert suite aux épreuves de la vie,
ou si tu t’es désséché et fermé par peur de la douleur.
Je veux savoir si tu peux expérimenter ta douleur
ou la mienne sans chercher à la cacher,
à la diminuer ou à la solutionner.
Je veux savoir si tu peux entrer dans la joie,
la mienne ou la tienne, si tu peux danser sauvagement
et laisser l’extase te remplir jusqu’au bout des doigts,
sans opposer de limites humaines
et sans penser être prudent ou réaliste.
Cela ne m’intéresse pas de savoir si l’histoire que tu me racontes est vraie.
Ce que je veux savoir, c’est si tu peux décevoir quelqu’un d’autre
afin de rester vrai envers toi-même,
si tu peux supporter l’accusation d’être un traitre
et ne pas trahir ta propre âme.
Je veux savoir si tu as suffisamment de foi pour être digne de confiance.
Je veux savoir si tu sais voir la beauté…
même si ce n’est pas beau tous les jours… »

UN ENFANT

« Si un enfant vit dans la critique, il apprend à condamner.
Si un enfant vit dans l’hostilité, il apprend à se battre.
Si un enfant vit dans le ridicule, il apprend à être coupable.
MAIS…
Si un enfant vit dans l’encouragement, il apprend à être confiant.
Si un enfant vit dans la motivation, il apprend à se valoriser.
Si un enfant vit dans la tolérance, il apprend à être patient.
Si un enfant vit dans la loyauté, il apprend la justice.
Si un enfant vit dans l’approbation, il apprend à aimer.
Si un enfant vit dans l’affection, il apprend à développer l’Amour dans le monde. »

INSTRUCTIONS  POUR  MENER  VOTRE  VIE

« Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.  Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.

Suivez les trois R: – Respect de soi-même

– Respect des autres, et…

– Respect de tous vos actes.

Souvenez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.    Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.

Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.

Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.

Passez un peu de temps seul chaque jour.

Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s’envoler vos valeurs.

Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses.

Vivez votre vie d’une façon bonne et honorable; ainsi, lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous en profiterez une deuxième fois.

Un foyer aimant est la fondation de votre vie.

Dans les désaccords que vous avez avec ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle.; ne réveillez pas le passé.

Partagez votre savoir, c’est une manière d’atteindre l’immortalité.

Soyez tendre avec la Terre.

Une fois par an, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.

Souvenez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle l’amour que chacun porte à l’autre dépasse le besoin que vous avez de l’autre.

Jugez vos succès d’après ce que vous avez dû sacrifier pour les obtenir.

Approchez l’amour et la cuisine avec le même abandon insouciant.

DALAI LAMA

D’OU  VIENT  LA  BEAUTE  INTERIEURE?

« Certaines paroles ou images que nous recevons sur Internet nous touchent parfois vraiment. Récemment, pour moi, il s’agissait de phrases d’Audrey Hepburn et de photos de son visage – de sa jeunesse éclatante au rayonnement de ses années de femme mûre.  Enfant, elle avait failli mourir de faim dans les Pays-Bas dévastés de l’après-guerre, et avait été sauvée grâce à l’aide aux réfugiés des Nations Unies.

A la fin de sa vie, à la question: « Quels sont vos secrets de beauté? », elle répondait avec grâce: « Pour avoir de beaux yeux, cherchez des personnes généreuses ».

« Pour avoir une silhouette fine, partagez votre repas avec quelqu’un qui a faim. »

« Pour avoir de beaux cheveux, laissez un enfant y passer ses doigts. »

« Les gens, encore plus que les choses, ont besoin d’être rétablis, ravivés, récupérés et pardonnés; ne rejetez jamais quelqu’un. »

« La beauté d’une femme n’est pas l’esthétique de son visage, mais se reflète dans son âme. Ce sont les attentions qu’elle donne avec amour, la passion qu’elle montre. La beauté d’une femme grandit avec les années. »

David  SERVAN  SCHREIBER: « Notre corps aime la vérité », p. 191

NOTRE PLUS GRANDE CRAINTE

« Nous ne craignons pas tant notre incompétence que notre incommensurable puissance.

C’est la luminosité de notre âme, et non ses ténèbres, qui nous effraie le plus.

Nous nous demandons: « Pourquoi serais-je, moi, un être brillant, magnifique, talentueux, formidable? »

En réalité, pourquoi ne le seriez-vous PAS?

Vous êtes un enfant de Dieu. Votre manque de grandeur ne sert pas le Monde.

Il n’y a aucune noblesse à rester médiocre pour rassurer les autres.

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui nous habite.

La grandeur n’est pas l’apanage de quelques élus; elle se trouve en chacun de nous.

Lorsque nous laissons notre âme répandre sa lumière, nous permettons inconsciemment aux autres de révéler la leur.

Lorsque nous affranchissons notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

Nelson MANDELA:  extrait de son discours inaugural, 1994

LE VOLEUR DE BISCUITS

« Un jour, une dame devait attendre dans une aérogare, car son vol avait quelques heures de retard.  Elle alla dans une boutique pour se trouver un livre, acheta un sac de biscuits, puis s’assis pour lire.

Bien qu’absorbée dans sa lecture, elle s’aperçut que l’homme à côté d’elle, effronté s’il en fut, prit un ou deux biscuits dans le sac posé entre eux. Elle fit mine de ne rien voir pour éviter un esclandre fâcheux.

Elle lisait, mangeait  des biscuits et surveillait le départ des avions, tandis que le « voleur de biscuits » se goinfrait à même ses provisions.

De plus en plus agacée à mesure que le temps passait, elle songea: « si je n’étais pas si aimable, je le giflerais ».

Chaque fois qu’elle prenait un biscuit, ^’homme sans gêne se servait. Lorsqu’il n’en resta qu’un seul, elle se demanda comment il réagirait,. L’air content, il eut un petit rire nerveux, puis il pris le dernier biscuit et le cassa en deux.

L’homme lui offrit une moitié et mangea sa part. Lui arrachant des mains, elle se dit: « je n’en reviens pas, cet homme a du culot et ne pourrait pas être plus impoli, vraiment, il ne me dit même pas merci! »

Elle ne se rappelait pas avoir été aussi exaspérée. Aussi soupira-t-elle, soulagée, lorsque son vol fut annoncé. Rassemblant ses affaires, elle partit prendre son avion, sans même regarder l’ingrat voleur de provisions.

Une fois à bord et confortablement installée, elle chercha son livre qu’elle avait presque terminé. En fouillant dans son sac, elle resta bouche bée, ses biscuits étaient là sous ses yeux étonnés.

« Si mes biscuits sont ici », pensa-t-elle, désespérée, « alors les autres étaient les siens, qu’il a bien voulu partager! »

Trop tard pour s’excuser, elle sen rendit compte malheureuse, que c’était elle l’impolie, l’ingrate, la voleuse! »

Valérie COX

LA  MORT

« Ne viens pas pleurer sur ma tombe, je n’y repose pas.

Je suis toujours vivant, je suis le vent qui se lève, je suis la neige qui scintille, je suis le soleil qui mûrit le grain, je suis la pluie d’automne.

Lorsque tu t’éveilles dans le silence du matin, je suis le tourbillon vif et réjouissant des oiseaux qui virevoltent dans le ciel.

Je suis les étoiles qui brillent dans la nuit.

Ne viens pas pleurer sur me tombe, je n’y repose pas.

Je suis toujours vivant. »

AUTEUR  INCONNU

NOTRE  TRAVAIL

« Notre travail est l’œuvre de toute une vie. Chaque jour, nous sommes tous appelés à poursuivre sans relâche l’excellence.

Les hommes ne sont pas tous destinés à des professions ou à des emplois spécialisés, très peu deviennent des génies dans le domaine des arts et des sciences, mais beaucoup sont ouvriers dans une manufacture, dans un champ ou dans la rue.

Il n’y a pas de sot métier, cependant.

Tout travail qui élève l’humanité est digne et important, et devrait être accompli avec l’assiduité qui mène à l’excellence. Si un homme est destiné à balayer les rues, alors il devrait balayer avec autant d’ardeur que Michel-Ange, Beethoven et Shakespeare peignait, composait, écrivait. Son travail sera si bien fait que tous les Anges du ciel et de la terre s’arrêteront pour dire: « Voilà un grand balayeur de rues qui a bien fait son travail! »

Martin LUTHER KING JR.

                        HISTOIRE  INDIENNE

« Un pêcheur est assis à l’ombre d’un arbre, au bord d’un lac. Il joue avec ses enfants. Survient un homme de la ville, qui contemple la scène et entame la conversation.

-Bonjour, que faites-vous dans la vie, mon bon monsieur?

-Je suis pêcheur. Mon bateau est là, sur la berge. J’ai pêché toute la matinée.

-Pourquoi ne pêchez-vous pas l’après-midi?

-J’ai de quoi nourrir ma famille pour les deux jours à venir.

-Mais si vous pêchiez toute la journée, vous pourriez aussi vendre votre poisson.

-Et alors?

-Alors, vous auriez de quoi payer un associé, vous pêcheriez plus de poisson et augmenteriez vos revenus.

-Qu’est-ce que j’en ferai?

-Eh bien, vous pourriez acheter un deuxième bateau et prospérer davantage!

-Et après tout ça?

-Vous pourriez arrêter de travailler et passer du bon temps à vous détendre et à jouer avec vos enfants.

-Mais c’est exactement ce que je suis en train de faire! »

Mathieu RICARD: « A NOUS LA LIBERTE! », Christophe ANDRE, Alexandre JOLLIEN, Mathieu RICARD. Ed. L’iconoclaste